Am 3. Dezember 2007 erreichte uns ein Gratulationsschreiben von unseren GenossInnen der CNT-AIT (anarchosyndikalistische Gewerkschaft in Frankreich) zur Gründung unserer Föderation. Dem Schreiben war ein kritischer Text im Bezug auf soziale Arbeit hinzugefügt, den wir euch nicht vorenthalten wollen. Hier nun die Übersetzung, den Originaltext haben wir als Kommentar hinzugefügt. Wir gehen natürlich davon aus, dass unsere GenossInnen, obwohl kein “-Innen” verwendet wird, beiderlei Geschlecht ansprechen.
Sozialarbeiter
Personen in prekären Arbeitsverhältnissen im Dienste des Prekariats
Aber die 80-er Jahre liegen sehr weit zurück. Die Zeit der väterlichen Almosenist vorbei. Heute wird dem Sozialsektor befohlen, sich an die Marktgesetze anzupassen, die zu der Not sowie zu dem Rest der Gesellschaft passen. Die Schlüsselwörter haben sich verändert! Berechnung, Kontrolle, Rentabilität, Produktivität, das sind die neuen Werte, die das Funktionieren des Sozialbereiches beherrschen. Bis auf wenige Ausnahmen haben sich die staatlichen Hilfen für die Resozialisierungsvereine weiter verringert, während sich die Forderungen der Mächtigen noch verstärkt haben. Unter dem Deckmantel der Resozialisierung wird der Sozialarbeiter ungewollt zu einem Polizeispitzel, ein Kontrolleur der Not, eine Polizeihilfskraft, die die Überwachung der aus dem System ausgestoßenen Personen übernimmt. Und die Leute irren sich dabei nicht. Viele verzichten auf ihr Recht auf das Realeinkommen, um die Kontrolle über ihr Leben zu vermeiden, ihre Art und Weise in diesem Zustand zu überleben. Und zahlreiche Ausgeschlossene haben noch ganz andere Schwierigkeiten zu erleiden, da sie nicht den Verwaltungsnormen entsprechen, die Bedingung sind, diese Almosen zu erhalten.
Man fühlt es täglich; die Not ist mehr als ein Übel, das man ausmerzen muss, es ist ein gefährlicher Makel geworden, der verwaltet, beherrscht und betreut werden soll. Diese Wiederholung betrifft alle: den Ausgeschlossenen sowie den Sozialarbeiter. Aufgrund der gekürzten Subventionen verringern die Vereine ihre Ausgaben. Die Situation des Sozialarbeiters ist von da an nicht so weit entfernt von dem seines „Klienten.“ Wiederholter befristeter Vertrag… CES[1], Zeitaufwand, Teilzeitarbeit, Mindestlohn …. sind meistens die Arbeitsbedingungen des Erziehers XY. Und die ungerechte Seite der Situation will, dass man nicht selten feststellt, dass die Leiter dieser Vereine sich gleichzeitig Löhne von mehreren tausenden Euros pro Monat zahlen lassen.
Personen im Zustand des Prekariats um das Prekariat zu betreuen, das muss man sich einmal überlegen. In Montauban fragte ein Sozialarbeiter voriges Monat einen „Klienten“, der wegen Behördengängen kam, welchen Beruf er ausübte, bevor er die Schrecken der Arbeitslosigkeit kennen lernte, und dann den Mindestlohn: „Erzieher“, antwortet er, „aber aus Mangel an Subventionen hat der Verein zugesperrt“.
Die Zukunft des Sozialarbeiters lautet: Verschwinden!
Eine Hilfsorganisation zu gründen, bedeutet zu beschließen, dass diese Organisation mit Dauer umgesetzt wird, dass es kein konjunkturelles Ereignis ist, sondern eine Struktur, die integraler Bestandteil des kapitalistischen System ist.
Es ist auch Aufgabe der Sozialarbeiter die Rolle zu verstehen, die man sie spielen lassen will. In einer Gesellschaft, in der Recht und Gerechtigkeit herrschen, wäre die Zukunft des Sozialarbeiters so schnell wie möglich zu verschwinden.
CNT-AIT 19 novembre 2006

1 Antwort bis hierher ↓
lisasyndikat // Januar 2, 2008 um 5:58 Uhr nachmittags
Dear friends of LISA,
Congratulation for the creation of the anarchosyndikalistischen Föderation
in Österreich !
We wish you a great succes in organizing !
We send you a text about social workers and social work from an
anarchosyndicalist point of view (the perspective of social workers should
be to disapear …). It has been writen by our section of social workers
in France.(it is in french. Unfortunately we do not spaek german …)
For the anarco-communist revolution by anarchosyndicalism !
CNT AIT Paris local union
http://cnt-ait.info
http://cnt.ait.caen.free.fr/forum (Forum, in french)
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TRAVAILLEURS SOCIAUX : DES PRECAIRES AU SERVICE DE LA PRECARITE
dimanche 19 novembre 2006
On connaît l’ambiguïté de la fonction du travailleur social. Chargé de
venir en aide aux plus exploités et aux plus démunis, le travailleur
social est aussi un des instruments de la paix sociale, condition
nécessaire au bon fonctionnement de cette société d’exploitation et de
profit. Vivant au quotidien cette situation schizophrénique, il est sans
cesse confronté au cynisme du pouvoir et à la détresse des populations
marginalisées, paupérisées, mises au rebut. Sous l’égide notamment du
pouvoir socialiste, la gestion de la misère fût rationalisée dans les
années 80 par la multiplication des associations dites d’aide sociale,
d’aide par le travail ou de réinsertion. L’affaire est rentable ! L’État,
la région, le département se déchargent sur ces associations de la gestion
de 1a pauvreté en échange de quelques subsides leur permettant de faire
tourner la boutique. Statut bancal, salaire minimum, horaires démentiels,
le travailleur social est pris au piège. Face à la misère des personnes,
il bosse le plus souvent sans compter, jonglant avec les démarches
administratives, les lois arbitraires, les décrets scélérats, tentant dans
ce dédale de paperasse d’aider ses semblables à rester debout, â sortir de
l’impasse dans laquelle le système les pousse inexorablement.
Mais les années 80 sont bien loin. Le temps de l’aumône paternaliste est
passé. Aujourd’hui, le secteur social est sommé de s’adapter aux lois du
marché qui s’appliquent à la misère comme au reste de la société. Les mots
clés ont changé ! Évaluation, contrôle, rentabilité, productivité, voilà
les nouvelles valeurs qui régissent le fonctionnement du secteur social. A
quelques exceptions près, les aides publiques aux associations de
réinsertion sont de plus en plus maigres, tandis que les exigences du
pouvoir sont de plus en plus fortes. Sous couvert d’insertion, le
travailleur social devient malgré lui un indic, un contrôleur de la
misère, un auxiliaire de police qui assure la surveillance des personnes
“hors circuit”. Et les gens ne. s’y trompent pas. Nombreux sont ceux qui
lâchent leur droit au RMI pour éviter les contrôles sur leur vie, leur
façon de survivre dans la débrouille. Et nombre d’exclus ont encore plus
de difficulté à vivre, ne correspondant pas aux normes administratives
nécessaires pour recevoir l’aumône.
On le sent quotidiennement, la misère n’est plus un mal à enrayer, c’est
devenu une tare dangereuse qu’il faut gérer, maîtriser, encadrer. Cette
reprise en main concerne tout le monde : l’exclu comme le travailleur
social. Face aux restrictions des subventions, 1es associations serrent
les boulons. Le statut du travailleur sociai dès lors n’est pas très loin
de celui de son “client”. CDD à répétition.. CES, vacations, travail à
temps partiel, SMIC horaire… sont le plus souvent les conditions de
travail de l’éducateur lambda. Et l’inique de la situation veut qu’il ne
soit pas rare de voir dans le même temps les dirigeants de ces
associations se verser des salaires de plusieurs milliers d’euros par
mois.
Des précaires pour gérer la précarité, il fallait y penser. A Montauban,
un travailleur social demanda le mois dernier à un “client” venu pour des
démarches administratives quelle profession il exerçait avant de connaître
les affres du chômage, puis du RMI : “Educateur, répondit celui-ci, mais
faute de subvention, l’association a mis la clé sous la porte”.
LA FINALITE DU TRAVAILLEUR SOCIAL : DISPARAITRE !
Créer une organisation sociale de la misère, c’est décréter que cette
organisation s’inscrit dans la durée. que ce n’est pas un événement
conjoncturel, mais une structure qui fait partie intégrante du système
capitaliste.
C’est aussi aux travailleurs sociaux de comprendre le rôle qu’on veut leur
faire jouer. Dans une société où régnerait la justice et l’équité, le
travailleur social. aurait comme finalité de disparaître le plus
rapidement possible !
http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1318
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